Ghana



Les Trésors et Traditions

 Au Ghana, il est encore possible de visiter d’anciens forts, qui ont souvent servi, pendant la période de la traite des esclaves, d’entrepôts pour les esclaves et autres marchandises. Le château de Cape Coast, construit au 16ème siècle puis plus tard agrandi et restauré, fut le siège de l’administration britannique de la colonie « Gold Coast » jusqu’en 1877, date à laquelle l’administration fut transférée au château Christianborg à Accra.

Un peu plus à l’Ouest se trouve le fort d’Elmina (El Mina, « la mine »), où les Portugais se sont installés en premier à la fin du 15ème siècle. Une habile restauration l’a aujourd’hui transformé en musée et témoigne des horreurs de la traite des esclaves.

 

Kumasi et ses alentours forment le territoire du royaume Ashanti, l’un des plus puissants empire jusqu’au 19ème siècle. L’organisation sociale des Ashantis était centrée sur leur roi, l’Ashantehene. Les Ashantis étaient les seigneurs du commerce de l’or et encore aujourd’hui ce métal précieux joue un rôle très important lors des cérémonies officielles. Ils sont aussi d’excellents artisans joailliers et leurs bijoux sont recherchés dans toute l’Afrique de l’Ouest. Une expérience inoubliable à Kumasi est la participation à des funérailles traditionnelles, où les membres de la famille, les amis et les proches du défunt se réunissent et s’habillent tous selon la coutume avec un grand pagne rouge ou noir porté comme une toge.

 

Le festival d’Akwasidae est également très surprenant. Il est célébré toutes les six semaines, date qui correspond au début du mois selon le calendrier ancestral. Ce jour là, l’Ashantehene fait une apparition publique et est salué par les chefs locaux et par ses sujets. Le président Ghanéen lui-même vient parfois rendre hommage au roi.

 

La célébration de festivals est une partie essentielle de la culture ghanéenne. De nombreux rites et rituels sont célébrés un peu partout dans le pays à différentes périodes de l’année, y compris la naissance d’un enfant, les rites de passage, la puberté, le mariage ou encore la mort.

Les danses ghanéennes sont aussi variées que ses musiques. Chaque ethnie a sa propre danse traditionnelle et il existe différentes danses pour différentes occasions. Il y a des danses pour les funérailles, les cérémonies, les griots, les louanges, les cultes etc.

Le Ghana est célèbre pour sa très bonne musique dansante appelée Highlife et en même temps, le pays peut se vanter de regorger d’excellentes musiques et danses traditionnelles qui continuent toujours par influencer la musique moderne plus urbaine.

L’Highlife remonte à la fin du 19ème et, au début du 20ème, elle est diffusée dans toute l’Afrique de l’Ouest en particulier au Sierra Léone et au Nigeria. Dans les années 90 est né un nouveau genre musical créé par les jeunes et composé d’un mélange d’influences Highlife, reggae africain, Dance et Hiphop. Cet hybride a pris le nom de Hiplife. Plusieurs artistes ghanéens sont parvenus à jouir d’un succès international.

 

Les Trésors Gastronomiques

Comme dans la majeure partie des pays du golfe de Guinée, un plat typique se compose d'une « pâte » et d'une pièce de viande ou poisson en sauce.

Cette « pâte » est faite de féculents cuits à l'eau et se présente sous la forme d'une purée ferme. On la mange avec les doigts en la trempant dans la sauce. Les principales « pâtes » sont le foufou (plantain et manioc pilés), le banku (farine de manioc et de maïs bouillie) et le kenkey (farine de maïs bouillie dans une feuille de maïs). Les principales sauces sont la sauce à l'arachide, à l'huile de palme. Dans chacune de ces sauces est cuit une viande ou un poisson.

Dans certaines régions, le Jollof rice est préparé et consiste en une forme locale de risotto : légumes, viande/poisson et riz sont cuits en même temps dans un plat unique.


Dans la rue, on trouve fréquemment le rice and bean (riz et pois) ainsi que le fried rice (riz sauté) qui sont nourrissants et peu chers.

Les crudités n'existent pratiquement pas au Ghana mais il y a une grande variété de fruits : mangues, ananas, bananes, oranges et mandarines locales (elles restent vertes même mûres !), noix de coco fraîches, papayes, etc.

Au niveau des dessert, des beignets, patates douces ou de l'igname frit avec sauce aux piments, des plantains frits (aloko), des œufs durs avec leurs purées de piments, des gâteaux proches des muffins américains, des tablettes de chocolat ghanéen, des arachides, sont au menu.

 

Les Trésors Artistiques

Les tissus occupent une place très importante dans la culture ghanéenne. Le tissu appelé Kente, produit par le peuple Ashanti, est certainement le plus connu de tous les tissus ghanéens. Au sein de cette société, la tenue est considérée comme l’un des traits distinctifs les plus importants. Différents symboles et couleurs ont différentes significations. Les premiers tissus Kente étaient en coton mais à partir du 18ème siècle, les tisserands Ashanti ont commencé à insérer dans leurs dessins des fils de soie d’importation hollandaise. Depuis lors, la soie est devenu le tissu réservé aux tenues de prestige et encore aujourd’hui les tissus Kente les plus prestigieux contiennent de la soie. Le tissage de ces étoffes est exclusivement réservé à la gente masculine qui a pour habitude de travailler en plein air sur des métiers à tisser horizontaux à pédale. Ces étoffes sont composées de neuf bandes ensuite cousues ensemble, elle peuvent être de couleur, taille et dessin très variés et sont endossées lors de grandes occasions sociales ou religieuses surtout au sein du Ghana méridional. Les Éwé produisent aussi des tissus Kente, mais leurs motifs sont généralement plus géométriques. Chaque dessin revêt une signification très précise et certains tissus sont ainsi réservés exclusivement aux familles royales. Les tissus Adinkra sont tout aussi beaux que les tissus Kente mais tout simplement moins connus. Ce sont des tissus en coton, généralement de couleur rouge, violette ou noire aux motifs géométriques ou aux dessins stylés imprimés sur le tissu à l’aide de tampons de bois plongés dans l’encre. Le mot Adinkra signifie « adieu » ce qui fait de ce tissu la tenue la plus appropriée pour se rendre à des funérailles.

 

Le pays est également connu pour sa longue tradition de fabrication de bijoux en or. En effet, le précieux métal extrait en majorité du sol en pays ashanti est savamment travaillé par les bijoutiers qui lui associent des motifs traditionnels des différentes ethnies.

On peut aussi citer la sculpture sur métal des statues et masques ou encore la poterie.