Côte d'Ivoire



Histoire


Origine des premiers habitants

On connaît très peu de l’histoire de la Côte d’Ivoire pendant la période antérieure à l’arrivée des bateaux européens, bien que l’on sache que les premiers contacts eurent lieu en 1637 quand certains missionnaires français arrivèrent aux proximités d’Assinie, près de la frontière de la Côte d’Or (Ghana actuel).
Le groupe ethnique principal arriva depuis des régions limitrophes à une époque plutôt récente : les Kru migrèrent du Liberia environ en 1600; les Senoufo et les Lubi arrivèrent en descendant vers le sud depuis le Burkina Faso et le Mali. Il faut attendre les 18ème et 19ème s. pour qu’arrive également le peuple Akan, y compris les Baoulés, qui émigrèrent du Ghana, dans la zone orientale du pays, avec les Malinkés, qui migrèrent dans la même période de la Guinée vers le nord-ouest de la Côte d’Ivoire.
Contrairement au Ghana, pays voisin, la Côte d’Ivoire n’a pas trop subi la traite des esclaves. Les bateaux des marchands d’esclaves préféraient d’autres zone le long de la côte qui offraient des sites de débarquement plus sûrs.

 

La colonisation française
À la moitié du 19ème s., les français créèrent les premiers établissements humains d’Assimie et Grand-Bassam, en stipulant des traités avec les chefs locaux auxquels ils payaient un tribut en sel pour l’usage de la terre. La défaite de la France dans la guerre franco-prussienne (en 1871) a obligé les français à retirer leurs garnisons militaires de ces premiers établissements humains en Afrique occidentale, en y laissant uniquement les communautés de marchands.
En 1885, la France et l’Allemagne organisèrent une conférence à Berlin pour réguler la “dispute des colonies” en Afrique. En 1886, la France réalisa l’occupation effective de la Côte d’Ivoire.
La Côte d’ivoire devient le seul pays d’Afrique occidentale avec une population appréciable de colons, étant donné que fondamentalement, aussi bien en Afrique occidentale qu’en Afrique centrale, ils étaient généralement français et anglais. Une tierce partie des plantations de cacao, café et bananes était en mains de citoyens français.

 

Indépendance de la Côte d'Ivoire et perspectives futures

Félix Houphouët-Boigny, fils d’un chef Baoulé, était destiné à devenir un artisan de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. En 1944 il fonda le premier syndicat agricole d’agriculteur de cacao comme lui. Irrité par le fait que la police coloniale favorisait les propriétaires de plantations françaises, les agriculteurs s’unirent pour recruter des travailleurs migrants pour leurs propriétés. Houphouët-Boigny assume rapidement un rôle important et seulement une année après il est élu pour faire partie du Parlement de Paris.
Au moment de l’indépendance de la Côte d’Ivoire en 1960, le pays était le plus prospère de l’Afrique occidentale française, et il était l’origine de plus de 40% des exportations totales de la région. Quand Houphouët-Boigny devint le premier Président de la côte d’Ivoire, son gouvernement garantit aux agriculteurs des Prix élevés pour stimuler la production. La production de café augmenta de façon significative en lançant la Côte d’Ivoire au troisième poste en ce qui concerne le volume total d’exportation après le Brésil et la Colombie. Il en fût de même avec le cacao : en 1979 le pays était le premier producteur mondial, en devenant bientôt le plus grand exportateur africain d’ananas et d’huile de palme. Pendant 20 ans, l’économie a maintenu un taux annuel de croissance de presque 10% : le plus élevé parmi les pays africains non exportateurs de pétrole.

 

A l'heure actuelle, après la décennie de crise politico-militaire qui a divisé le pays dans les années 2000, la Côte d'Ivoire affiche un taux de croissance intéressant d'environ 8% de moyenne depuis 2011. Néanmoins, les indicateurs sociaux stagnent (taux de pauvreté à 45% en 2015) et la population se plaint de plus en plus de privilèges obtenus par la classe dirigeante ce qui laisse penser que les prochaines élections de 2020 seront mouvementées.

 

Les Trésors Muséographiques

Parmi les musées existant en Côte d'Ivoire, le musée des civilisations de Côte d'Ivoire est le point de départ idéal pour votre voyage afin d'en savoir plus des coutumes et traditions de certains peuples auxquels vous irez rendre visite mais également de vestiges datant jusqu'à 10'000 avant J-C. Les œuvres présentes sont représentatives de toutes les régions de la Côte d'Ivoire et regroupées en plusieurs catégories (masques, bronzes et statues, armes, parures et attributs de pouvoir, poids à peser l'or, instruments de musique, portes sculptées, mobilier royal et de chefferie, textiles, objets usuels et ustensiles agricoles, sans oublier les objets témoin de la traite négrière et de la colonisation comme les entraves d'esclaves) et constituent un précieux témoignage du patrimoine matériel et immatériel du pays.

Le Musée des Costumes, à la résidence de l’ancien gouverneur, avec son grand escalier extérieur, est un véritable joyau de l’architecture et sa collection unique de tenues tribales, masques, décorations et photographies ethnographiques donnent un aperçu intéressant de l’histoire et de la culture.

Une visite au musée du costume à Grand-Bassam est également un moyen de lier activité culturelle et plage dans ce coin magnifique du pays.