Burkina Faso



Histoire


La colonisation française

Les français ont commencé la colonisation de la région de Burkina Faso en 1896, en vainquant le royaume Mossi de Ouagadougou. Le royaume est devenu protectorat français et en 1898, toute la région se trouvait sous contrôle français. En 1904, le protectorat a été rattaché à l’Afrique Occidentale Française, avec le Sénégal et le Niger actuels. Les burkinabè ont lutté pendant la Première Guerre Mondiale, intégrés dans le corps de tirailleurs sénégalais.

 

Changement d'appellation et indépendance

En 1910, le Burkina Faso est resté une colonie française sous le nom de Haute-Volta. Le 5 septembre 1932, la colonie a été divisée pour former la Côte d’Ivoire, le Mali et le Niger. Le 4 septembre 1947, elle a été de nouveau rassemblée avec les mêmes frontières qu’elle avait auparavant.

La Haute-Volta a obtenu un gouvernement autonome le 11 décembre 1958, devenant une république membre de la Communauté franco-africaine. Deux ans plus tard, elle a obtenu l’indépendance de la France.

 

Instabilité politique et retour au calme avec le président actuel

De même que dans d’autres États africains, la période qui a suivi l’indépendance s’est caractérisée par une forte instabilité politique. Un premier coup d’état en 1966 a hissé les militaires au pouvoir jusqu’en 1978. Le deuxième coup d’état, en 1980, a été renversé deux ans après. En 1983, Thomas Sankara, ancien premier ministre, a été arrêté. À conséquence de cela, il y a eu de nombreux soulèvements populaires qui ont fini par conduire au pouvoir Thomas Sankara. Ce dernier a pris le pouvoir avec l’intention de changer radicalement le pays, en changeant d’abord le nom de Haute-Volta pour celui de Burkina Faso, puis par une série de grandes réformes sociales. Sankara est également rappelé pour être le premier président africain à dénoncer l’épidémie de SIDA et pour ses nombreuses critiques aux pays plus développés concernant le problème de la dette extérieure des états africains. Il a été assassiné en 1987. Son successeur, Blaise Compaoré, a dirigé le pays pendant vingt-sept ans (il a été réélu pour quatre mandats présidentiels). Le 31 octobre 2014, après un grand soulèvement populaire contre un amendement constitutionnel qui lui aurait permis de renouveler son mandat présidentiel, Compaoré a démissionné. Depuis, en 2015, Charles Kaboré a pris le pouvoir du pays pour un mandat de 5 ans. Son objectif est l'instauration d'un Etat de droit au Burkina Faso – à travers la réforme des institutions et la construction de la citoyenneté – et à procéder à une transformation économique et sociale du pays.

 

Les Trésors Muséographiques

Le pays compte de nombreux musées intéressants regroupant des collections de sculptures, peintures, objets de diverses provenances.

Parmi eux, le Musée national du Burkina Faso à Ouagadougou, possède de belles infrastructures et compte près de 7 500 objets regroupant des vestiges archéologiques, bijoux, masques bobo, des statues Lobi et Sénoufo, instruments de musique, armes et outils agricoles. Il y a également le musée de la musique pour les personnes désirant voir une splendide collections d'instruments de musique de façon plus spécifique.

Le musée Poni vous propose de vous immerger dans la culture Lobi avec des objets rituels et usuels de leur culture.

Pour terminer, impossible de ne pas aller faire un tour au musée Manéga à 55kms de Ouagadougou. Celui-ci est dédié à la « Bendrologie », un néologisme qui recouvre les arts et les traditions de cette partie d'Afrique de l'Ouest. Il rassemble de nombreuses pièces qui sont autant de facettes de la culture de ce pays : masques Karinsé, Bobo et Nuni, stèles funéraires ou Yakouga, amulettes, fétiches, instruments de musiques rituels et céramiques traditionnelles 

Le musée présente également des reconstitutions d'habitats traditionnels Peul, Mossi, Kasséna, Bobo et Sénoufo. L'un des pavillons du musée est consacré aux esprits des Anciens (pavillon de la mort). Afin de respecter les prescriptions de l'au-delà, il est d'usage d'y entrer déchaussé et à reculons.